"HARRY CALLAHAN, FRENCH ARCHIVES, AIX-EN-PROVENCE 1957-1958". Collectif. Editions Maison Européenne de la Photographie & Actes Sud, Paris. 2016.
Ref LPB0507

HARRY CALLAHAN, FRENCH ARCHIVES, AIX-EN-PROVENCE 1957-1958

€35.00Prix
  • "HARRY CALLAHAN, FRENCH ARCHIVES, AIX-EN-PROVENCE 1957-1958". Collectif. Editions Maison Européenne de la Photographie & Actes Sud, Paris. 2016. Grand in-8 carré, couverture toilée jaune titrée, dos toilé noir. 136 pages. Textes en français de Jean-Luc Monterosso, Peter MacGill (traduit de l'américain par Amanda Prat-Giral), Laurie Hurwitz (traduit de l'américain par Virginie Huet), Pascal Hoël, illustré de 130 reproductions photographiques noir & blanc pleine page de Harry Callahan. Ouvrage réalisé dans le cadre de l'exposition éponyme à la Maison Européenne de la Photographie, Paris, du 09 Novembre 2016 au 29 Janvier 2017.

    "1956. Harry Callahan, 44 ans, enseigne la photographie à l'Institute of Design de Chicago. Dix ans qu'il attend de pouvoir se consacrer pleinement à son art, loin des bancs de l'école qui le retiennent de longues heures. Des heures qu'il préférerait employer à créer, d'autant que son poste d'enseignant rapporte moins que ce de sa femme Eleanor, secrétaire, comme il le rappelle souvent. Quand il se voit attribuer la Graham Foundation Grant for Advanced Studies in Fine Arts, une bourse prestigieuse qui lui permet de prendre une année de congé à compter de la rentrée universitaire de 1957, Callahan est tout à fait surpris. Non seulement parce qu'il est le premier photographe à bénéficier de cette bourse de voyage traditionnellement décernée à des architectes - selon les vœux d'Ernest R. Graham (1866-1936), architecte de Chicago et créateur de la fondation - mais surtout parce qu'il n'a jamais rempli de dossier de candidature : "Aucun architecte ne pouvait se permettre de laisser son cabinet"... "Je ne sais toujours pas comment ils ont eu mon nom", commentera-t-il plus tard, avec la modestie qu'on lui connaît. Toujours est-il qu'il part avec une dotation de 10.000 dollars en poche - à l'époque, la plus généreuse jamais attribuée à un photographe selon le magazine Time. Callahan a une vision toute relative de l'ailleurs : "Mon idée du voyage se limitait au nord du Michigan." Ce sont ses proches, au premier rang desquels Edward Steichen, à la tête du département photographie du Museum of Modern Art de New York, qui le pousseront au départ : "Les gens me répétaient : "Mais voyons, pars en Europe, sois raisonnable!" Ma femme a fini par trancher : "Allons-y!", et nous sommes partis."Harry Callahan passera près de quinze mois en Europe, essentiellement dans le Sud de la France. Là-bas, loin des contraintes du professorat, il fait enfin l'expérience de l'art pour l'art..." Ref LPB0507

© 2015 par Librairie Galerie Louis Rozen.

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