"PORTRAITS D'ARTISTES – LES ANNÉES 50/60" par Denise COLOMB. Editions 666, Paris. 1986.
Ref LPB1187
PORTRAITS D'ARTISTES – LES ANNÉES 50/60
"PORTRAITS D'ARTISTES – LES ANNÉES 50/60" par Denise COLOMB. Editions 666, Paris. 1986. in-4, couverture toilée noire sous jaquette photo (état d'usage). Non paginé (120p). Texte en français de Dominique Carré, illustré de 49 reproductions photographiques noir & blanc, imprimées en Héliogravure, pleine page dont 9 en double page, par Denise Colomb.
"L'œuvre photographique de Denise Colomb débute en 1935, lors d'un séjour de deux années en Indochine. La photographie est alors pour elle un réflexe, un geste d'amateur, une façon de passer le temps. Elle réalise là-bas des centaines de photographies, qu'elle réunit par la suite en albums. Elle donne un ordre aux images, les dispose sur les pages en formats différents, et les accompagne d'un long commentaire de voyage. Il n'est pas question de voir dans ce travail seulement les prémices de tel ou tel cadrage, certaines façons, déjà naturelles, d'éclairer ses sujets ou de composer les scènes, simplement de prendre date. Il me paraît dangereux de trop éloigner la série de portraits d'artistes du reste de son œuvre. Peur, peut-être, que la stature des personnages évoqués dans ce livre ne porte atteinte à son être frêle. Peur, plus sûrement, que ne se perde un vrai parcours au sein de la photographie contemporaine, au profit d'excursions talentueuses dans l'univers de personnages célèbres. Dans la panoplie des spécialités du photographe, celle de portraitiste reste particulière. Elle l'incite à se cantonner dans un statut un peu chancelant, toujours sur le qui-vive, soumis à la pression du regard photographié, mais soumis aussi à l'impératif contradictoire de dépouiller l'image, d'écarter les déchets qui la souillent, tout en y accumulant, en un seul instant, le maximum d'émotion. Cette précarité permanente, qui, jusqu'à l'image enfin faite, garde une saveur incertaine, est bien sûr renforcée par la confrontation avec le peintre ou le sculpteur. Lui, s'appuie sur le temps et l'accumulation des gestes, pour affirmer un professionnalisme serein. C'est de cette confrontation que Denise Colomb tire le maximum d'efficacité, et trouve une raison à la qualité de pose de chacun de ses personnages…" Extrait de "L'œil du peintre" par Dominique Carré.
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