"IMARI. PORCELAINES DES SHÔGUN ET DES SOUVERAINS D'EUROPE DE 1610 À 1760". Collectif. Editions Electa, Milan & Maison de la culture du Japon, Paris. 2004.
Ref LCU0283
IMARI. PORCELAINES DES SHOGUN ET DES SOUVERAINS D'EUROPE
"IMARI. PORCELAINES DES SHÔGUN ET DES SOUVERAINS D'EUROPE DE 1610 À 1760". Collectif. Editions Electa, Milan & Maison de la culture du Japon, Paris. 2004. Imprimé en Italie. Petit in-4, couverture cartonnée noire sous jaquette photo. 176 pages. Textes bilingues Français/Anglais par Ôhashi Kôji, Nicole Coolidge Rousmaniere, Miyahara Kanae, Fujiwara Tomoko, illustré de 105 reproductions photographiques couleurs. Ouvrage réalisé dans le cadre de l'exposition éponyme à la Maison de la culture du Japon, Paris, du 26 Novembre 2004 au 02 Avril 2005.
"Comment la fabrication des porcelaines a-t-elle débuté au Japon ? Jusqu'au XVIe siècle, l'archipel nippon - comme d'autres pays - s'était borné à importer des porcelaines provenant en majorité de Chine. Il s'agissait de pièces de grande valeur, créées grâce aux techniques de poterie les plus élaborées, et très prisées par les aristocrates et les guerriers de haut rang. Blanches et dures, ces porcelaines qui produisaient un son métallique quand on les frappait du doigt s'étaient développées sur le continent chinois avant de se transmettre à la Corée. Lors des tentatives de conquête de cette péninsule, engagées par Toyotomi Hideyoshi, le plus puissant chef militaire du Japon, entre 1592 et 1598, l'un de ses alliés - un daimyô de la famille Nabeshima, dirigeant du fief de Saga en Kyûshû - ramena avec lui des potiers coréens qui maîtrisaient les techniques de cuisson des porcelaines. Ces derniers, après avoir prospecté à l'intérieur du fief des Nabeshima, découvrirent dans la région d'Arita la matière première adaptée à leur travail, et réussirent à fabriquer, dans des fours à céramiques qui existaient déjà à cet endroit, les premières porcelaines japonaises. Cela se passait vers les années 1610. C'est donc grâce à des artisans coréens que la porcelaine vit le jour au Japon. Mais alors que les pièces fabriquées en Corée même au XVIe siècle étaient de couleur blanche et sans décor, les Japonais de l'époque recherchaient des porcelaines chinoises de Jingdezhen, en particulier les sometsuke, pièces à décor en bleu de cobalt sous couverte, qui allaient bientôt constituer l'essentiel de la production japonaise. On appelle shoki Imari ("premiers Imari") les porcelaines ainsi fabriquées entre les années 1610 et 1640 dans la province de Hizen (ancien nom des départements de Saga et de Nagasaki)…"
Ref LCU0283
