
"LES INDISCRÈTES. PHOTOGRAPHIES INÉDITES DE JEANLOUP SIEFF" par Barbara RIX & Valérie SERVANT. Editions Steidl, Göttingen. 2008.
Ref LPB1244
LES INDISCRETES. PHOTOGRAPHIES INEDITES DE JEANLOUP SIEFF
"LES INDISCRÈTES. PHOTOGRAPHIES INÉDITES DE JEANLOUP SIEFF" par Barbara RIX & Valérie SERVANT. Editions Steidl, Göttingen. 2008. Imprimé en Allemagne. in-4, couverture toilée grise sous jaquette photo. 200 pages. Texte en français de Christian Caujolle, illustré de 30 vignettes in-texte et 168 reproductions photographiques noir & blanc, hors texte, de travaux de Jeanloup Sieff.
"Il est toujours légitime, lorsqu'on vous propose des inédits d'un photographe, de se demander pourquoi ils le sont restés. Et ce d'autant plus que nous avons assisté, ces vingt dernières années, à des relectures bien contestables, de Kertész (qui avait de son vivant publié sa somme définitive avec Soixante-dix ans de photographie) à Guy Bourdin (qui de son vivant avait toujours refusé livres et expositions). Il faut immédiatement préciser que les inédits de Jeanloup Sieff réunis dans ce livre sont inédits dans les livres, mais qu'il s'agit, toujours, d'images qu'il a sélectionnées sur ses planches-contacts et qu'un certain nombre d'entre elles ont été publiées dans des magazines, voire sous d'autres formes. Lorsqu'il travaillait à un livre, l'amoureux et connaisseur de la photographie qu'était Jeanloup le faisait avec le sérieux de celui qui sait ce qu'est un livre : un objet qui aura un début et une fin, un titre et éventuellement des textes. C'est pour cela que certaines images, même s'il les aimait, ne trouvaient pas toujours leur place dans un déroulé exigeant qui cherchait à donner du sens - et du plaisir - et qui ne se pensait pas comme un simple portfolio de "best of". Jeanloup adorait le livre, les livres, ceux d'images aussi bien que ceux de textes, comme il aimait jouer avec les mots et surprendre visuellement. Il avait trop de respect pour le livre pour se laisser aller à des facilités qui auraient intégré une photographie simplement parce qu'il l'aimait : chacune devait avoir une fonction dans le rythme, dans la construction d'un objet qui affirmerait un point de vue dont le titre pourrait nous dérouter ou nous amuser…" Christian Caujolle.
Ref LPB1244