"MIMMO JODICE" par Ida GIANELLI & Daniela LANCIONI. Editions Federico Motta en collaboration avec la Maison Européenne de la Photographie, Paris, 2010.
Ref LPB1168
MIMMO JODICE
"MIMMO JODICE" par Ida GIANELLI & Daniela LANCIONI. Editions Federico Motta en collaboration avec la Maison Européenne de la Photographie, Paris, 2010. Imprimé en Italie. in-4 carré, couverture cartonnée grise sous jaquette photo. 304 pages. Textes en français, traduction de l'italien par Carole Aghion, illustré de 217 reproductions photographiques noir & blanc, pleine page, par Mimmo Jodice. Ouvrage réalisé dans le cadre de l'exposition "Mimmo Jodice, une rétrospective" à la Maison Européenne de la Photographie, Paris, du 14 Avril au 13 Juin 2010.
" « Se perdre à regarder, imaginer, poursuivre des visions hors de la réalité », tel est le credo d'un des photographes les plus exigeants de la scène photographique italienne contemporaine. Dès lors, retracer son parcours, des années soixante soixante-dix à aujourd'hui, c'est accepter de revivre, étape par étape, l'aventure d'un homme dont le regard inquiet et lucide s'est toujours efforcé de réenchanter le monde. A contre-courant de toutes les modes actuelles et des engouements mercantiles d'une société qui confond trop souvent art et marchandise, l'œuvre de Mimmo Jodice s'offre dans une sorte de sublime isolement métaphysique et insulaire. Naples, sa ville natale et sa matrice nourricière — dont il se plaît à dire qu'elle est LA photographie — y est sans doute pour quelque chose. Elle l'a protégé, mais aussi assurément coupé, pendant longtemps, des grands circuits de diffusion artistique internationaux. C'est à Naples, cependant, que Mimmo Jodice rencontre les figures les plus influentes et charismatiques du moment : Joseph Beuys, Andy Warhol, Rauschenberg, Sol Le Witt, Joseph Kosuth, mais surtout les acteurs de l'Arte Povera dont il deviendra l'ami et l'un des photographes préférés. A leur contact, il expérimente toutes les possibilités du médium, interrogeant assidûment les matériaux, les techniques et les formes. Il coupe, fragmente, déchire, surimpressionne, opère virages et solarisations. Comme chez Ugo Mulas, la photographie devient chez lui un laboratoire d'expérimentation et d'élaboration d'un réel toujours à réinventer. Dans la chambre noire, qu'il ne quitte que rarement, Mimmo Jodice, fidèle admirateur de Bill Brandt, dramatise les noirs et les blancs, dompte les ombres et déforme les contours. Il sculpte la lumière et apprivoise l'image à peine révélée, entretenant avec elle un dialogue stimulant et subtil…"
Ref LPB1168
