"PICASSO ET LA PHOTOGRAPHIE – A PLUS GRANDE VITESSE QUE LES IMAGES" par Anne BALDASSARI. Editions de la Réunion des Musées Nationaux, Paris. 1995.
Ref LPB1198
PICASSO ET LA PHOTOGRAPHIE
"PICASSO ET LA PHOTOGRAPHIE – A PLUS GRANDE VITESSE QUE LES IMAGES" par Anne BALDASSARI. Editions de la Réunion des Musées Nationaux, Paris. 1995. Imprimé en France. Fort grand in-8, dos droit, couverture souple cartonnée illustrée à rabat. 272 pages. Textes en français, illustré de 200 reproductions photographiques noir & blanc et couleurs, in-texte et hors texte. Ouvrage réalisé dans le cadre de l'exposition éponyme au Musée Picasso, Paris, du 03 Octobre au 31 Décembre 1995.
"De manière presque ininterrompue au cours des deux premières décennies du siècle, Pablo Picasso a recouru à la photographie. L'exposition « Picasso photographe, 1901-1916 » et son catalogue ont permis d'établir ce fait qui n'avait été que très partiellement consigné par les biographes de l'artiste. Durant cette période, usant d'une caméra de type « Détective », celui-ci prit de nombreux clichés, généralement sur plaque de verre 9x12, et en assura lui-même le tirage. Développée dans une grande variété de registres portraits et autoportraits, paysages, arrangements d'objets, vues d'ateliers... - et présentant d'éminentes qualités photographiques, cette pratique trouve tout son sens dans le rapport avec les révolutions formelles qu'il opérait simultanément : chassé-croisé photo/peinture à Horta en 1909, lors de ce qui a été considéré comme le moment de l'invention du cubisme ; rôle des clichés photographiques dans l'élaboration des grands portraits cubistes de 1910-1911 ; recherches contiguës des photographies découpées/masquées et des papiers collés dans les années 1911-1913 ; montages scénophotographiques d'œuvres et d'objets utilisés comme prototypes pour les constructions de 1912-1913. Dans ces diverses expérimentations, Picasso combine avec audace des moyens photographiques et extra-photographiques. Mais ces manipulations s'initient toujours dans l'acte fondateur de la prise de vue. Le cadrage, tel un « massicotage » sémantique du réel, y reste l'instrument premier de la « signification » de l'image…"
Ref LPB1198
